L’ancien collège des Barnabites créé par Varillas au XVIIème disparut dans la tourmente révolutionnaire, les enseignants religieux ou ecclésiastiques ayant été chassés. Il revit le jour en 1802 et reprit progressivement ses activités pour devenir à la fin du XIXème le lycée. On retrouve dans les archives que son oncle Philippe fut élève de ce collège, et très probablement Jules.

Il est reçu bachelier es lettres le 5 août 1858 à Clermont et bachelier es sciences le 6 avril 1859 à Clermont.



Les procès verbaux des deux épreuves ont été trouvés aux archives du Puy de Dôme mais aucune indication sur la scolarité du secondaire n’a pu être précisée.





A cette date Guéret est du ressort de l’académie de Clermont Ferrand.
En effet les académies furent créées par Napoléon en 1808, pour chaque cour d’appel - donc Limoges – Guéret était donc rattaché à cette date à Limoges.
Puis à la révolution de 1848 le nombre d’académie fut réduit, Guéret fit partie de l’académie de Bourges. La loi Falloux en 1850 créa une académie par département, Guéret fut rattaché à l’académie de Clermont Ferrand jusqu’en 1965 date de création de l’académie de Limoges qui rattacha la Creuse comme en 1808.

En 1860 il n’est pas tiré au sort pour le service militaire, sur la liste il est noté absent et représenté par son père, en effet à cette date il est étudiant en médecine à la faculté de médecine de Paris.



Etudes de médecine à Paris dans cette faculté du quartier latin, héritage de l’ancienne Faculté de médecine, une des "compagnies" de l'ancienne université de Paris qui fut fermée en 1793 pour laisser place à la nouvelle faculté créée par le décret du 17 mars 1808. En 1896, elle fut regroupée avec les quatre autres facultés parisiennes pour former la nouvelle Université de Paris.

Pendant ses études il habite dans le quartier latin, chez monsieur Rousseau propriétaire 36 rue Bonaparte, Paris.



Il réussit aux trois premiers examens de fin d’année : le 13 août 1860 mention Bien, le 27 janvier 1861 et le 20 août 1863. En juillet, août, septembre 1862 il est élève stagiaire à l’hôpital de la Pitié dans le service du docteur Michon.



En janvier, février, mars de l’année 1863 il est élève stagiaire à l’hôpital de la Pitié dans le service du docteur Bibier et réussit l’examen portant sur la pathologie interne et externe.

En 1865 il réussit le 1er examen de doctorat portant sur l’anatomie et la physiologie, au jury Robin Duchaussoy et Auguste Nelaton, médecin et chirurgien de l’hôpital Saint Louis, spécialiste de la tuberculose osseuse.

En 1867 il réussit l’examen de la 2ème année de doctorat portant sur la Pathologie interne et externe et sur la médecine opératoire ; au jury Houel, Jean Baptiste Bouillaud, professeur de médecine à l’hôpital de la Charité, puis doyen de la faculté et Ernest-Charles Lasègue, médecin interniste et psychiatre à la Pitié.



En 1868 il passe l’examen de la 3ème année de doctorat portant sur l’histoire naturelle médicale, la physique médicale, la chimie médicale et la pharmacologie ; au jury Desplats, Charles Adolphe Wurtz, professeur de Chimie à la Faculté et Ernest Baillon botaniste, médecin, professeur d’histoire naturelle. L’examen n’est pas validé car il se trouve indisposé pendant les épreuves.
Il repasse donc en février 1869 ; au jury Wurtz, Reynaud et De Seynes.
On peut remarquer la large part faite aux matières fondamentales scientifiques.

En mars 1869 il réussit le 4ème examen de doctorat portant sur l’hygiène, la médecine légale, la matière médicale et la thérapeutique ; au jury Auguste Ambroise Tardieu, professeur de médecine légale et Blacher.
En avril 1869 il ne se présente pas au 5ème examen portant sur la clinique interne, la clinique externe et les accouchements ; il passe cet examen avec succès en juillet 1870.

Il présente sa thèse le 23 août 1871 sur un sujet d’anatomie pathologique en rapport avec la syphilis et obtient la mention Bien.
Gavarret, Cruveilhier professeur d’anatomie, chargé du cours d’anatomie pathologique en 1835 et Desplats font partie du jury dont le président est Aristide Verneuil professeur de pathologie chirurgicale.





Thèse n° 82 Tome 4, Quelques considérations sur l’adénopathie tertiaire Thèse imprimée par A Parent en 1871. in 4° 34 pages.
Il est aussi cité en référence dans la thèse de Léon Ramage "Contribution à l’étude des gommes ganglionnaires" dans laquelle on peut lire "une très remarquable observation de gomme ganglionnaire relatée dans la thèse de Dissandes de Lavillatte"
"En 1873, il (Dissandes de Lavillatte) br />en publiait trois autres dans les Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie".<